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Collège des Trois-Frontières : la mixité sociale en richesse

Article RL du 03/09/2017

Collège des Trois-Frontières : la mixité sociale en richesse

Changement à la tête du collège d’Herserange : Valérie Simon remplace Alexis Keller. Une transition en douceur, puisque les principaux dispositifs qui ont fait la réussite des précédentes années sont maintenus.

Autour de la principal Valérie Simon (1 er rang, 3 e en partant de la gauche), l’équipe de direction, le personnel technique et les assistants d’éducation sont prêts pour la rentrée. Photo René BYCH

Nouveau principal

Alexis Keller parti à Metz, Valérie Simon est le nouveau chef d’établissement du collège des Trois-Frontières, à Herserange. Originaire de Moselle, ancien professeur d’anglais, la nouvelle principale est passée par Sarrebourg, les Vosges, l’Angleterre avant de poser ses cartons pendant quatre ans dans le bureau du principal du collège Paul-Langevin à Piennes. Jouant depuis longtemps de la flûte traversière, la quadragénaire, qui pratique également le théâtre à Florange, s’est mise depuis peu au violoncelle.

Valérie Simon est à pied d’œuvre avec son équipe de direction, bien épaulée par son adjointe, Christine Trombini, dont c’est la deuxième rentrée au collège des Trois-Frontières, classé en Réseau d’éducation prioritaire (REP).

Effectifs

460 élèves issus de six écoles élémentaires d’Herserange, Saulnes, Longlaville et Haucourt-Moulaine effectueront leur rentrée le 4 septembre. Les effectifs seront répartis en 19 classes : 6 de 6e , 4 de 5e , 5 de 4e et 4 de 3e. « Nous avons ouvert une classe de 6e de plus pour cette rentrée », indique Valérie Simon.

Du côté de l’équipe pédagogique, 39 enseignants et un professeur de mathématiques stagiaire encadreront les élèves. Les cinq assistants d’éducation qui officiaient lors de la dernière année scolaire sont restés. Leur rôle : « Encadrer et surveiller les élèves, les aider à l’utilisation des nouvelles technologies, participer aux activités éducatives, sportives, sociales et culturelles… »

La principale est encore en attente de candidats pour les deux postes de service civique alloués pour son établissement.

Valeurs sûres

Le collège des Trois-Frontières poursuit la mise en place de dispositifs qui ont fait leurs preuves. La classe Relais accueille de 4 à 10 élèves. « Elle permet un accueil temporaire adapté des collégiens en risque de marginalisation scolaire : manquements graves et répétés au règlement intérieur, absentéisme chronique non justifié, démotivation profonde dans les apprentissages, détaille Valérie Simon. La classe Relais a pour objectif de favoriser la rescolarisation et la resocialisation de ces élèves. » Elle est dirigée par une enseignante et un assistant d’éducation.

La classe EANA (élèves allophones nouvellement arrivés) devrait accueillir 15 jeunes. Ces ados étaient non scolarisés en France l’année précédente, sont allophones ou n’ont pas une maîtrise suffisante des apprentissages scolaires en langue française leur permettant d’intégrer immédiatement une classe du cursus ordinaire. « Ces élèves sont hypermotivés. Cette mixité sociale est une richesse pour l’établissement », insiste Valérie Simon.

Le collège des Trois-Frontières accueille également les enfants des gens du voyage. « Pour cette rentrée, ils seront trois. Les effectifs fluctuent en fonction des déplacements des familles. »

À noter aussi les quatre classes bilangues (allemand et anglais) et l’enseignement du latin de la 5e à la 3e , avec l’organisation du « Défi étymologique ». L’atelier théâtre est maintenu, tout comme la section UNSS (Union nationale du sport scolaire) le mercredi après-midi.

Brevet des collèges

En juin dernier, 70 élèves de 3e sur 92 ont décroché leur diplôme national du brevet, soit 76 % de réussite, avec 68 mentions au total.

Nouveautés

La principale souhaite développer le Parcours citoyen. Des “débats philo” seront organisés une fois par mois avec des élèves de CM2 et de 6e. « L’objectif est de susciter la réflexion des élèves, favoriser leur expression orale, développer leur argumentation et leur confiance en soi », détaille Christine Trombini.

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